Interview de Natalie Portman par Richard Mowe.

Avez-vous toujours pensé être faite pour ce métier ?
A 9 ans, je déjeunais avec ma mère après une leçon de danse. Un recruteur m’a abordé et m’a demandé si je voulais faire du mannequinât. Je lui ai calmement rétorqué que ce que je voulais vraiment, c’était de devenir actrice. Ce qui montre le genre de petite peste que je pouvais être !

Parlez-nous de votre troisième incarnation de la reine Amidala dans l’épisode final de Star Wars …
J’adore travailler avec George Lucas et faire partie de cette incroyable machine. C’est vraiment impressionnant. Mais je dois admettre que je ne suis pas totalement au point sur toutes les complexités de la saga, ce qui ne devrait pas plaire aux légions de disciple de Star Wars !

Que retiendrez-vous de cette expérience ?
Cela a été grandiose de bosser avec de merveilleux acteurs : Ian McDiarmid, Ewan McGregor, Hayden Christensen … Tous ont d’incroyables personnalités. Idem pour George. Il a été en permanence une source d’une source d’innovation pour ce film. J’ai l’impression qu’il a toujours une génération d’avance. C’est probablement le plus grand défi de ma carrière.

Donnez-nous votre sentiment sur ce dernier volet …
Je pense que les gens ont été un peu frustrés après la menace fantôme. La revanche des Sith a une véritable intrigue à plusieurs niveaux, avec un côté émotionnel très important. Surtout, puisque c’est le dernier épisode de la saga, toutes les énigmes y sont résolues.

Que retiendrez-vous des exigences d’un tel tournage ?
C’est une énorme gageure pour l’imagination. En fait, ça vous replonge en enfance et c’était merveilleux en ce sens : C’est peut-être la forme la plus pure du jeu d’acteur. Il faut sans cesse imaginer un décor, parfois même l’acteur qui est supposé vous donner la réplique …

Comment vos camarades de Harvard ont-ils pris le fait d’avoir une star parmi eux ?
Nous vivons tous dans une certaine culture de la célébrité et ils n’ont pas été impressionnés ; Il fallait avant tout que je me prouve à moi-même que j’étais capable de suivre des études. Si j’avais dit quelque chose de stupide en cours, ils m’auraient brocardée : « On voit comment elle est arrivée là. » C’était un challenge.